L'histoire de la Brière en quelques pages: 


La Vie En Briere De 1626 A 1700

La structure sociale est la Paroisse:
Le Duché étant devenu partie intégrante du Royaume, la Bretagne en est désormais une Province avec, à sa tête, un Gouverneur. C'est le Cardinal de Richelieu qui assume cette charge.
Les luttes des grands Seigneurs contre le Roi ayant tournées à leur désavantage, celui-ci s'appuie de plus en plus sur la bourgeoisie pour assurer l'administration du Royaume.
Dans les provinces, le Seigneur est toujours le maître théorique de son fief mais pour l'administration, il doit avoir recours à une magistrature issue des notables bourgeois dont les membres sont quelques fois très riches.

Historique:
Brière et tourbe
Implantée au sud du Sillon de Bretagne, la Brière constitue l'une des cuvettes les plus étendues de la bordure méridionale du Massif Armoricain avec 20.000 hectares, il s'agit d'une zone d'effondrement marquée par des cassures.
La condition de bassin côtier en bordure de l'estuaire de la Loire a soumis la Brière, selon les époques, à l'influence maritime ou fluviale.

La Brière se divise en deux grands bassins:
à l'ouest, les marais de la Grande Brière ou marais indivis, qui couvrent 6700 hectares.
à l'est, les marais de Donges ou marais privés, d'une superficie de 13000 hectares.

Une rivière, le Brivet, draine ces marais, elle coupe le Sillon de Bretagne à Pontchâteau, avant de rejoindre la Loire à Méan, près de l'estuaire de Saint Nazaire.
Cependant, cette région n'a pas toujours été un marécage, elle fut asséchée pendant plusieurs millénaires. Des travaux scientifiques ont prouvé que les hommes habitaient les lieux (on a trouvé le squelette d'un enfant sur la Butte aux Pierres et dont le crâne a été daté de 2730 avant J.C.).

Ces hommes vivaient de l'agriculture. Ils ont édifié des menhirs, des dolmens et construit des «cairns» qui sont des tumulus recouvrant des sépultures collectives.
Des inondations répétées chassèrent les habitants. Puis le niveau marin baissa, la mer quitta la Brière, le paysage changea, une forêt de chênes s'installa vers 2500 à 2300 avant J.C.

Au cours des siècles suivants, le niveau de la mer s'éleva de nouveau, les transgressions et régressions marines fragilisèrent les arbres. Ceux-ci n'ayant plus leurs racines solidement ancrées au sol, furent déracinés par les tempêtes et tombèrent à l'eau. Puis lentement, la mer se retira. Lors des tourbages, beaucoup des ces troncs d'arbres, fossilisés, ont été extraits du marais, c'est le bois noir appelé «morta». (Brière 1769 Projet GROLLO)

Pour revendiquer leur droits de propriété sur la Brière, les Briérons se sont référés à la lettre patente du 8 Août 1461, que le Duc de Bretagne adressa au Sénéchal Alloué, procureur de Guérande…(Brière 14-12-1890) «le peuple de ladite paroisse de Montouer et des paroisses de Saint Nazaire, Saint André, Escoublac et autres paroisses voisines souloient et avoient accoustumé aller à la Brière dont ils tiroient les mottes pour leur chauffage et les foins pour leurs bestes»…

A cette époque, les Briérons vivaient essentiellement du marais où ils chassaient, pêchaient et mettaient leurs bêtes en pâture.
Pendant des siècles, l'activité principale était l'extraction de la tourbe, pour le chauffage. La tourbe est issue de la très lente décomposition de végétaux réalisée par des micro-organismes et champignons, à l'abri de l'air, en milieu saturé d'eau de façon quasi permanente. La tourbe inférieure, brune et peu épaisse s'est constituée entre 2200 et 1800 avant J.C..
La tourbe supérieure, noire, est plus épaisse et commence à se former vers 1800 jusqu'à nos jours.

Les communes du centre de la Brière exploitaient la tourbe pour le besoin des habitants et pour le commerce (des bateaux, lourdement chargés remontaient par la Loire, jusqu'à Nantes). C'était la principale ressource des Briérons. Les autres communes n'exploitaient la tourbe que pour leurs besoins.

La Brière devint source de conflit entre les paroisses lorsqu'un projet vit le jour. Une lettre non signée, datée de 1769, nous apprend que M. Grollo, ingénieur de Province, fut le premier à s'intéresser à la Brière «qui déborde» et commence l'exécution d'un projet de dessèchement. Un canal fut établi entre Dréfféac et Campbon. (Brière 1769 projet Grollo)

En 1774, une ordonnance est publiée, encourageant par des subventions, la mise en valeur des terres incultes. Les projets devinrent plus précis lorsque la Compagnie Debray proposa un plan de dessèchement. (Brière - Réponse du maire de Guérande)
Les Brièrons prirent peur, la propriété des tourbières était remise en cause. Partisans et opposants au dessèchement s'affrontèrent au cours de discussions, échanges de rapports, procès… Enfin, il ne fut plus question d'assécher la Grande Brière, seuls furent concernés les marais de Donges.
Les Brièrons, malgré tout, voulant voir confirmer leurs droits, s'adressèrent au Roi. Louis XIV répondit le 28 Janvier 1784, par des lettres patentes où il confère aux communes intéressées un droit de propriété commune et indivise sur la totalité de la Brière Mottière.
Pour une répartition proportionnelle à la contribution foncière assise sur la Brière Mottière, il fut décidé d'une nouvelle délimitation des communes. Cela apporta le mécontentement. Un décret de l'Assemblée Nationale en date du 23 Octobre 1790 tenta de rassurer la population «les communes n'ont rien à craindre des changements de limites qui ne préjudicient nullement aux droits qui appartiennent à chaque commune et dont elles continuent à jouir, les délimitation n'ont d'effet que pour la répartition foncière».
le Maire de St Lyphard se plaint de «l'envahissement de terrains tourbière par les habitants de St Joachim sur ceux de St Lyphard» En réponse à la lettre du 1er fructidor, le Sous-Préfet prie le Maire de rédiger une pétition qu'il se charge d'adresser au Préfet en l'invitant à se prononcer sur cette usurpation.(6 fructidor an 9 ( 24-08-1801))

Le Sous-préfet désire connaître l'étendue de la tourbière dite «La Brière» et le nombre de grands journaux de Bretagne auxquels la commune de St Lyphard prétend avoir droit dans la dite tourbière (Un journal est une ancienne mesure de terre).(15-12-1812)

Se référant à une ordonnance du Roi Louis XVIII du 2 juillet qui autorise la Compagnie Debray à faire le dessèchement des marais de Donges, le Sous-Préfet demande au Maire de St Lyphard de faciliter le travail du géomètre envoyé par cette Compagnie, en précisant que l'ordonnance«exempte formellement la Bruyère (Brière) où l'on tire les mottes à brûler, ainsi que les marais gardés et réserve tous les droits des intéressés dans leur état actuel sans y apporter aucun changement dans le mode de jouissance et de l'exploitation» (15-09-1817)

Les délimitations cadastrales de la Brière furent définitivement arrêtées par M. le Préfet. le 05-02-1821, Le dessèchement des marais de Donges commencé en 1817 se termina en 1825. Vers la fin du chantier, lorsqu'il fut question du partage des terres asséchées entre les villages et la Compagnie, les troubles redoublèrent. Les Briérons refusant d'abandonner leurs droits continuèrent à tourber partout en Brière y compris sur les terrains de la Compagnie. Cela apporte des séries de plaintes des Maires, des procès verbaux furent dressés.
C'est au Maire de Saint André des Eaux de se plaindre: «les habitants de Guérande et d'Escoublac se sont permis d'aller couper la tourbe dans les limites de sa commune et ont refusé de se retirer malgré la sommation faite par le garde-champêtre».
Une lettre du Maire de Savenay remplaçant le Sous-Préfet absent, demande à celui de Saint Lyphard d'user de son autorité pour empêcher que ses administrés n'en viennent aux mains avec ceux de Guérande et d'Escoublac sur l'extraction de la tourbe.
Destruction des mottes amoncelées et extraites par les habitants de Guérande et d'Escoublac. Le 17-08-1826, dans un courrier adressé à la Préfecture, le Sous-Préfet de Savenay demande «que l'autorité supérieure prenne une décision qui rappelant les droits des quatre communes, statue que la jouissance commune de la Brière aura lieu comme par le passé, sauf à faire une répartition entre les dites communes de la Contribution à laquelle la Brière pourrait âtre assujettie».

Plainte du conseil municipal de la commune d'Escoublac à l'encontre des habitants de Saint André des Eaux. Le fond des contestations reposait sur la prétendue division de la Brière, qui en aurait été consentie, par l'effet des délimitations cadastrales du 8 février 1821

En décembre 1826, l'extrait des registres de la Préfecture concernant les contestations sur la Brière stipule: «Il sera procédé sans le moindre délai possible entre les communes d'Escoublac, Guérande, Saint Lyphard et Saint-André-des-Eaux à la proportionnalité de la Contribution foncière assise sur la Brière Mottière».

Un exemplaire du document sera transmis aux Maires des communes concernées «qui seront chargés de leur donner toute la publicité désirable et d'en assurer l'exécution» signé: Le Vicomte De Villeneuve. (Brière 7-12-1826)

Des bruits circulent, et les habitants de St Lyphard s'inquiètent: on veut les déposséder de leur terre, et les plaintes deviennent si pressants, que le Maire adresse un courrier au Sous-Préfet. (28-11-1833)

En 1834, une commission est nommée par le Préfet «à effet de prendre connaissance d'un projet relatif à l'extraction de la tourbe dans la Grande Brière et de prendre l'avis des différentes communes intéressées à la propriété des marais tourbeux et de donner un avis motivé sur le dit règlement».

Le Syndicat Intercommunal de Grande Brière fut créé par les ordonnances de Louis Philippe (roi de France de 1830 à 1848) en juillet 1838, sa création fut accompagné d'un règlement de tourbage

Pour toutes les communes dont les habitants ont le droit de tourber sera établie une commission syndicale Les demandes de tourbage seront faites à la Commission Syndicale.
Celle ci devra enregistrer pour chaque commune
  • Le nombre de personnes que chacun d'eux pourra employer
  • L'emplacement qui paraît convenable d'affecter aux travailleurs
  • L'emploi et la destination de la tourbe à extraire
  • Nom, prénom des chefs de ménage qui prendront part à l'exploitation
  • Mr Challuau, géomètre en chef du cadastre a établi un plan général de la Brière, ce plan est accompagné d'un rapport en date du 31 du même mois, où diverses questions sont abordées:
  • Doit-on partager la Brière? soit entre toutes soit entre quelques unes de communes qui l'entourent?
  • Quelles seraient au travers de la Brière, les meilleurs lignes de démarcation à adopter? ou bien faut-il mieux réunir la Brière toute entière à une seule commune?
  • Le souhait du géomètre serait:
    «Que la Brière Mottière soit réunie à une seule commune, celle de Saint Joachim excepté quelques petites portions désignées au plan général par les N° 3,5,7,8 10,11 lesquelles resteraient jointes au territoire des communes joignantes». (06-07-1840)

    Le projet d'une nouvelle délimitation des communes qui enclavent la Brière Mottière voit le jour, il est demandé un nouvel arpentage pour régularisation des limites des communes.
    La première délimitation faisant ressortir une irrégularité, les procès verbaux de délimitation ayant été faits sans examen ni reconnaissance contradictoire du côté de la Brière.(28-07-1840)

    Selon un rapport de 1841, les communes les plus proches: Saint-André-des-Eaux, Saint-Lypard, La Chapelle-des-Marais et Saint-Joachim jouissent dans la proportion des 4/5ème du revenu qui appartient aux dix sept communes.

    Le Sous-Préfet rappelle au Maire que suite aux termes de l'article 3 de l'ordonnance du 03 octobre 1838, ce sont les propriétaires des marais tourbeux qui doivent eux-même faire leur tourbage. Quant aux personnes ne possédant pas de marais, c'est la Commission Syndicale qui doit leur en faire la demande.

    Le Sous-Préfet constate que faute de sondage dans beaucoup de parties du marais, on ne connaît ni l'épaisseur du banc tourbeux, ni la quantité de combustible qu'il contient, ce qui nuit au bon déroulement des opérations d'extraction. (12-05-1841)

    Sur un autre acte daté du même jour, le Sous-Préfet demande que le Conseil de Saint-Lyphard se réunisse en session extraordinaire d'un jour et qu'il soit procédé à la nomination d'un membre de Syndicat dont les fonctions dureront jusqu'aux élections triennales de 1843.

    Les archives sont muettes sur le résultat de l'élection, cependant nous supposons que la nomination revint à Monsieur Leguic, car ce dernier est le représentant de la commune de Saint-Lyphard, lors de la réunion du Syndicat de la Grande Brière, sous la présidence de Monsieur Meresse, le 29-07-1842, pour la prestation de serment des membres du Syndicat.

    Le serment fut prêté par les membres présents dans les termes suivants:«je jure fidélité au roi des français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume».

    Mrs William Derrien et A. Delaire sollicitent le bail à la ferme de l'exploitation de la Brière. Le Syndicat de Brière rejette la demande d'une concession d'exploitation de la Brière à titre de bail, en déclarant qu'il ne peut être extrait de la tourbe dans la Grande Brière que pour le chauffage.

    Le 08-08-1842, le président du Syndicat de la Brière adresse au Maire le compte rendu de la première délibération du Syndicat de la Brière.

    Un arrêté du Préfet mentionne que le tourbage ne pourra avoir lieu que pour le chauffage, sans qu'il soit permis aux tourbeurs d'extraire de la terre ou tout autre matière tourbeuse non susceptibles d'être vendues comme combustible La commune de Saint Lyphard représentée par 320 ménages est autorisée à tourber dans la Grande Brière.
    Les exploitants devront laisser, sous peine d'amendes, entre leurs travaux et les voies de communication, par terre et leurs cours d'eau les distances suivantes:
  • 10 mètres pour les routes et chemins.
  • 12 mètres pour les rivières navigables.
  • 8 mètres pour les canaux de dessèchement, les rivières non navigables et les ruisseaux
  • Le tout sous peine de tous dépens, dommages et intérêts, du rétablissement dans le premier état. (09-08-1842)

  • La Commission Syndicale de la Brière prend connaissance d'une lettre de Mr le Sous-Préfet par laquelle il demande l'avis du Syndicat sur le partage de la Brière.
    Monsieur le Président, tout en déclarant qu'il est d'accord pour le partage, fait savoir que d'après les dispositions de l'arrêt du Conseil du 13-07-1784, les communes riveraines de la Grande Brière Mottière peuvent prétendre que le partage doit comprendre: la Grande Brière Mottière mais encore les terrains contenant des tourbes ou mottes à brûler situés entre les communes propriétaires de la Brière.
    A l'issue du vote, sur 15 membres présents le résultat est le suivant:
  • 8 pour, 3 contre et 4 abstentions
  • En conséquence, la Commission Syndicale, à la majorité de 8 voix contre 3, est d'avis que le partage de la Brière est avantageux aux intérêts des communes.
    Monsieur Meresse, Président du Syndicat de la Brière Mottière, rend compte à la Commission d'une «tournée» qu'il vient d'effectuer dans la Brière. Il expose «que l'abus que font d'avides spéculateurs se l'extraction de terres noires menace les populations si intéressées à la conservation de la tourbière, d'être privées dans peu d'années de la ressource qu'elle leur offre comme combustible. Il déplore l'état actuel des choses et craint pour la tranquillité des communes populeuses telles que Nantes et autres, où la classe indigente n'a pour tout combustible que la tourbe de Brière».
    Monsieur Meresse propose de taxer les terres noires d'un droit de 2 francs par hectolitre. Le projet est adopté par la Commission. (28-07-1843)

    Le président du Syndicat de la Brière Mottière renouvelle au Maire de Saint-Lyphard l'abus toujours croissant de l'extraction de terre noire dans la Brière, et demande que le Conseil municipal partage l'avis de la Commission sur les droits qui pourraient être perçus à la sortie de l'étier de Méan, sur chaque hectolitre de terre au profit des communes.

    Il est rappelé que le Maire de chaque commune délivrera un billet indiquant le jour, l'heure et l'endroit où il faut tourber. Chaque travailleur devra être muni de son billet et le présenter s'il en est requis, soit aux surveillants, soit au garde des mines.(12-04-1849)

    Le Sous-Préfet adresse au Maire une ampliation (double authentique d'un acte officiel) de l'arrêté qu'il a pris le 19 courant, à l'effet de charger Monsieur Meresse, notaire à Guérande, de procéder à une enquête sur la demande formulée par la Commission Syndicale de la Grande Brière tendant à établir une taxe de 0,20 frs par mètre cube sur les tourbes qui seront transportées à Rozé par l'étier de Méan. (29-11-1849)

    Le Sous-Préfet recommande au Maire de se conformer scrupuleusement aux prescriptions du dit arrêté. A partir de l'année 1850, les archives concernant la Brière deviennent sporadique.

    Mr Deniaud, président du syndicat de la grande Brière, adresse une note au Préfet au sujet de la délimitation de la Grande Brière.

    Monsieur le Préfet, écrit au Sous-Préfet en spécifiant qu'il ne peut rien faire, qu'il est simplement question de bornage entre les propriétés en bordure de Brière. (14-09-1850) Le géomètre Mr Caillaud se rendra à St Lyphard pour procéder à la délimitation de la Grande Brière

    Monsieur Chrétien, Ingénieur civil adresse au maire un projet pour le dessèchement des marais de la Grande Brière, il propose moyennant une somme approchant 7 millions de francs de dessécher en entier les 6693 hectares formant la contenance de la Brière. (25-07-1865)
    Voici un extrait d'une lettre non datée, adressée à Monsieur Chrétien, Ingénieur civil à Paris.
    …«J'ai le regret de vous annoncer que votre projet est en opposition complète avec les droits, les intérêts et les volontés des dix sept communes co-propriétaires de la Grande Brière Mottière.
    Par conséquent, comme on ne peut ainsi disposer d'une propriété contre le gré de ceux auxquels elle appartient, il me paraît inutile de poursuivre plus loin votre projet, si habile et avantageux qu'il paraisse»….

    Acquittement des dettes à la compagnie Debray pour l'assèchement des marais de Donges
    Dix sept paroisses sont concernées. Besné, la Chapelle des Marais, la Chapelle Launay, Crossac, Donges, Escoublac, Guérande, Herbignac, Missillac, Montoir, Pont-Château, Prinquiaud, Saint André des Eaux, Saint Joachim, Saint Lyphard, Saint Nazaire, Sainte Reine, (Saint Malo de Guersac dépendait de Montoir) (Brière 15-12-1866)
    Cette année là, le mauvais temps a empêché les tourbeurs de faire sécher la tourbe.
    Nouvelle inquiétude au sujet du dessèchement de la Brière, et le Maire de St Joachim s'inquiète . (18-11-1890)
    Le Maire de St Lyphard, Désiré GUILLORÉ réuni le conseil municipal et fait valoir les droits des habitants. Les géomètres ont étés poursuivis devant le tribunal et un blâme au Garde Chef de la Grande Brière et au Président de la Commission Syndicale. (14-12-1890)

    Le règlement de police du Syndicat de la Grande Brière est établi (20-07-1891)

    Un avis administratif rappelle qu'aux termes de l'article 84 de la loi sur les mines du 21-04-1816, tout propriétaire ne peut exploiter des tourbes dans son terrain sans en avoir préalablement fait la déclaration à la Sous-Préfecture et obtenu l'autorisation. (26-09-1894)
    L'Ingénieur des Mines, Monsieur Lienard précise que les propriétaires peuvent faire des travaux sur leurs terres, même si le terrain est tourbeux. Ils peuvent utiliser, pour le chauffage, la tourbe provenant de leurs travaux dans la mesure où cette action est faite uniquement pour se débarrasser de la tourbe extraite, et ne dégénère pas en exploitation proprement dite.

    Interdiction de tourber est faite aux réservistes (18-09-1895)
    Les textes en italiques sont les copies intégrales de l'acte existant aux Archives municipales.
    Sources: Documents originaux aux archives municipales
    extraits du livre «8000 ans en Brière» de L. Visset
    Travail réalisé par Jacques et Jacqueline Cauquil